Hallo
Es ist echt Realsatire, was uns hier vorgesetzt wird: Die welsche Zeitung „Le Temps“ gibt vor, den genauen Einsatzplan Nr. 3 („SAKR tre“?) zu kennen. Der Text lässt sich nicht verlinken, deshalb hier ein Ausschnitt:
Kernpunkt, kinoreif: Hamdani und Göldi hätten häufig am Strand schwimmen gehen müssen, um den Bewachern das Misstrauen zu nehmen. Dann, eines Tages, hätten sie etwas weiter hinausschwimmen sollen. Dort wären sie dann von der Elitetruppe der Schweizer Armee mit Atemgeräten für Taucher ausgerüstet worden und unter Wasser mit Propellerantrieb zu einer Yacht geführt worden... usw. usw.
L’incroyable scénario d’une libération par bateau
Les otages devaient faire semblant d’aller à la plage, puis fuir sous l’eau
C’est le troisième scénario d’exfiltration étudié par la Suisse, entre fin 2008 et début 2009. Le plus loufoque en apparence, mais en réalité le plus sérieux et celui dont les préparatifs ont été poussés le plus loin: Max Göldi et Rachid Hamdani auraient dû quitter la Libye par bateau. Pas dans un cargo, ni dans un navire militaire dont la Suisse est dépourvue, mais dans un navire de plaisance, qui les aurait attendus à bonne distance des côtes.
Les deux otages suisses, qui étaient associés à l’opération, se sont rendus à plusieurs reprises sur une plage libyenne. Pas pour se délasser ni bronzer, mais pour créer une habitude. Endormir la méfiance des Libyens qui, tout en les laissant assez libres de leurs mouvements, les avaient à l’œil. Max Göldi et Rachid Hamdani devaient aussi repérer les lieux, collecter des informations. Et attendre qu’apparaisse enfin l’esquif venu les libérer.
La chose ne s’est pas faite: les risques étaient énormes, le moment mal choisi, car la Suisse, alors, privilégiait les négociations pour rapatrier ses otages. Mais l’opération a été étudiée avec soin. Max Göldi et Rachid Hamdani devaient commencer à nager, comme de simples baigneurs, avant d’être récupérés par des plongeurs, puis équipés d’appareils respiratoires et conduits jusqu’au navire sous l’eau, grâce à de petits propulseurs sous-marins qu’utilisent les plongeurs professionnels. Un homme de la DRA 10, l’unité d’élite de l’armée suisse, s’est rendu en Afrique du Nord pour planifier l’opération.
Cet exemple montre bien la difficulté de classer ce type de missions. S’agit-il d’une opération militaire dont le gouvernement devait être informé? Ou d’une action civile de renseignement, qui n’avait pas à remonter jusqu’au Conseil fédéral? L’incertitude persiste. En attendant qu’un jour, la Suisse passe des préparatifs à la réalité
© Le Temps; 18.09.2010 (Libye: fragile armistice au Conseil fédéral
Le gouvernement va réexaminer l’engagement de militaires suisses lors d’exfiltration d’otages. Sylvain Besson)

Bild: Kampftaucher der Schweizer Armee. © Schweizer Armee.
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